Les Marines chinois mènent un autre exercice de tir à Djibouti

Dirigés par le contre-amiral LIANG Yang (梁阳), commandant de la base de soutien logistique chinoise à Djibouti, les Marines chinois ont mené ce jeudi 23 Novembre un exercice de tir d’artillerie et d’armes lourdes dans un champ d’entraînement de cette ancienne colonie française.

Les blindés de la garnison chinoise, composés de plusieurs chars d’assaut ZTL-11 et véhicules de combat d’infanterie ZBL-08, ont effectués des tirs statiques puis en mouvement dans le désert de Grand Bara ¹, situé à 70 km du port de Djibouti où se trouve la base chinoise, inaugurée en mois d’Août cette année.

L’objectif, selon le commandant chinois, est d’évaluer la performance des équipements autour de différentes procédures de tir et aussi l’utilisation des matériels de communication dans l’environnement local, et d’améliorer l’efficacité des troupes face aux situations « inattendues ».

Les troupes chinoises ont déjà mené leur premier tir d’armes à Djibouti fin Septembre, un peu moins de deux mois après leur arrivée par le convoi maritime sur le LPD 999 Jinggangshan de Type 071 et le semi-submersible militaire 868 Donghaidao. Mais il a été question des armes d’infanterie comme les fusils d’assaut et les fusils de sniper de différentes calibres, et non les équipements lourds comme dans l’exercice de ce jeudi.

On remarque par ailleurs que ce nouvel exercice militaire ne concerne qu’une partie du contingent chinois, qui comprend 400 hommes chargés de protéger les intérêts et le million de ressortissants de la Chine dans la région.

Peu de détails ont été donnés sur la composition de la garnison chinoise à Djibouti, mais on pense qu’elle ne dépasse pas la taille d’un bataillon, avec notamment deux compagnies d’infanterie mécanisée et une compagnie de char d’assaut. Tous s’abritent dans leur casernes construites sur la baie de Doraleh et juste à côté du nouveau port multifonction inauguré au printemps cette année, bâti également par les Chinois.

Cette première installation militaire « outre-mer » chinoise a un prix, 20 millions de dollar US par an, d’ici s’ajoute les frais de construction et de fonctionnement. Le contrat de location a été signé entre la Chine et Djibouti en 2015 pour une durée de 10 ans renouvelable.

L’investissement est jugé nécessaire, et surtout dérisoire, face à l’immense intérêt politico-économique que représente la nouvelle route de la Soie maritime que la Chine est en train de confectionner le long de l’océan Indien, depuis ses côtes Est jusqu’au confinent africain de l’un et la Méditerranée de l’autre, et ce malgré quelques grincements de dents chez les alliés américains, notamment les Japonais qui ont eux aussi leur base militaire à Djibouti.

A suivre.

Henri K.

 

¹ – le communiqué officiel chinois indique « 盖伊德国家靶场 »

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<p>Et si la vision du monde est « biphasée » ? C’est ce que Henri a toujours cru, c’est également comme cela qu’il voit la Chine.</p> <p>Maladroit dans son écriture, souvent perdus dans ses pensées, pourtant ce responsable technique en aéronautique essaie chaque jour de partager avec vous les actualités sur l’Empire du Milieu, avec notamment les éléments à la source que vous ne verrez probablement jamais ailleurs en France.</p>

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