La marine chinois prend livraison de 5 nouveaux JL-9G

La marine chinoise continue à réceptionner son nouveau jet d’entraînement supersonique JL-9G, avec la livraison de cinq nouveaux appareils le samedi 4 Mars.

Immatriculés de 83101 à 83105, ce nouveau lot de JL-9G est sorti de la chaîne d’assemblage de GAIC (Guizhou Aircraft Industry Corporation) en été 2016 et a démarré les essais en vol dès le mois de Novembre.

Avec ces cinq nouveaux avions, le nombre total en dotation de ce modèle au sein de la marine chinoise devrait atteindre la dizaine. Ils seront utilisés pour former les jeunes pilotes des forces aériennes de la marine chinoise.

On ignore pour le moment leur affectation exacte, mais il est probable qu’ils aillent rejoindre le centre d’entraînement aéronaval de Xingcheng, où les pilotes embarqués de porte-avions chinois sont formés.

En effet, les vidéos et les photos ont déjà montré cet avion en train de décoller sur un tremplin, et effectuer des simulations d’appontage sans brin d’arrêt – la version actuelle ne possède pas de crosse d’appontage.

Il semblerait, cependant, que le JL-9G deviendrait le premier avion d’entraînement embarqué de la marine chinoise quand on interprète certains communiqués officiels de GAIC (voir notre dossier « la marine chinoise choisit le JL-9G comme avion embarqué ?« ), et que le développement pour le rendre « embarquable » serait actuellement en cours.

Il est à noter que le 100ème avion d’entraînement JL-9 est celui de la version d’export de JL-9G, connue sous la référence de FTC-2000G.  Aux dernières nouvelles datant de fin Février, cet appareil dédié à l’armée de l’air soudanaise, qui fait partie d’une commande de six avions du même modèle signé début 2016, était sur le point de faire son roll-out.

Par rapport à la version de base, le JL-9G / FTC-2000G est caractérisé par une vitesse d’atterrissage beaucoup plus faible – 210 km/h contre 260 km/h, et la distance de décollage et d’atterrissage fortement réduite, pour répondre aux besoins « pré-navals ».

A cause des nombreuses modifications pour parvenir à ces fins, l’avion est plus grand et surtout beaucoup plus lourd, passant de 9 800 kg de MTOW à 11 000 kg, et ce malgré l’emploi des certaines mesures pour réduire la masse, comme l’utilisation de l’entrée d’air de type DSI (Diverterless Supersonic Inlet).

Si une version embarquée est envisagée, les contraintes liées aux conditions opérationnelles sur un porte-avions va davantage alourdir l’avion. Les ingénieurs de GAIC devraient donc trouver d’autres moyens pour contrôler sa masse, comme par exemple l’optimisation de la structure et l’emploi plus conséquent des matériaux composites sur les parties non soumises aux efforts.

Henri K.

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Et si la vision du monde est "biphasée" ? C'est ce que Henri a toujours cru, c'est également comme cela qu'il voit la Chine. Maladroit dans son écriture, souvent perdus dans ses pensées, pourtant ce responsable technique en aéronautique essaie chaque jour de partager avec vous les actualités sur l'Empire du Milieu, avec notamment les éléments à la source que vous ne verrez probablement jamais ailleurs en France.

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