L-15B : 1er vol réussi de la variante d’attaque au sol de JL-10

Dévoilé pour la première fois en 2016 lors du Salon aéronautique de Zhuhai, le L-15B, variante d’attaque au sol de l’avion d’entraînement avancé chinois JL-10, a réalisé son vol inaugural avec succès hier midi selon un article publié par le constructeur Hongdu Aviation Industry Group (HAIG).

Le texte ne donne aucun détail sur ce vol qui était attendu depuis le mois d’Avril cette année, quand le premier prototype a fait son roll-out et est apparu dans une émission télévisée célébrant la fête de travail, au 1er Mai.

Mais certaines sources indiquent qu’il s’agisse en réalité du premier vol de la version dotée de moteurs avec post-combustion, AI-222-25F ukrainien, alors que la version sans PC auraient déjà volé en Juillet. Cela reste à confirmer bien entendu.

Par rapport aux configurations AJT (Advanced Jet Trainer) et LIFT (Lead-In Figther Trainer), le L-15B présente au moins six différences physiques que l’on peut remarquer depuis l’extérieur de l’avion.

Le premier consiste en une pointe avant légèrement plus longue et de forme différente du L-15B par rapport à ses aînées, dans laquelle est hébergé un nouveau radar à balayage électronique passif (PESA) développé par l’Institut 607 du groupe AVIC. D’après les données de son concepteur, ce petit radar de conduite de tir en bande X dispose de plusieurs modes de travail et capable de guider des munitions Air-Air, Air-Sol et Air-Mer. Sa portée est donnée à 111 km (60 nm) mais sans précision sur l’objet de référence.

On remarque également la présence de cinq petites antennes devant la canopy de l’appareil, qui ressemblent beaucoup aux interrogateurs et transpondeurs IFF APX-113 de F-16A, d’ici s’ajoute une autre antenne dorsalle supplémentaire qui semble être dédié à la liaison de données.

L’avion est doté de neuf points d’emport – huit sous la voilure et un ventral – contre sept précédemment, et il dispose désormais un carénage conforme sur la dérive verticale où est logé une partie du système de contre-mesure électronique embarqué.

Enfin, en attendant que le WS-17 (?) Minshan de conception locale soit opérationnel, le moteur AI-222-25F d’une poussée de 41,2 kN avec post-combustion vient donner la pleine puissance au L-15B de franchir le mur du son, pour atteindre une vitesse maximale de 1 200 km/h.

Il est à noter que ce L-15B qui a réalisé son premier vol le 21 Décembre a des cocardes de l’armée de l’air chinoise sur le carénage du moteur, ce qui signifie que l’avion sera dédié aux usages sino-chinois. Il devrait donc, de toute logique, porter une autre référence commençant par JL-10 et non L-15 qui elle est utilisée pour les versions à l’export.

On ignore aussi si la marine chinoise va également adopter cette variante d’attaque de JL-10 alors que la version de base a déjà intégré ses forces aériennes, mais on sait tout au moins qu’une version embarquée pour former les pilotes aéronavals est toujours en développement chez HAIG.

A suivre.

Henri K.

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Et si la vision du monde est "biphasée" ? C'est ce que Henri a toujours cru, c'est également comme cela qu'il voit la Chine. Maladroit dans son écriture, souvent perdu dans ses pensées, ce responsable technique en aéronautique essaie pourtant de partager avec vous chaque jour les actualités sur l'Empire du Milieu, avec notamment les éléments à la source que vous ne verrez probablement jamais ailleurs en France.

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