Japon : Baisse des interceptions d’appareils chinois

Après le record absolu atteint en 2016 avec 851 décollages d’urgence effectués par le Japon à l’encontre des appareils militaires chinois, soit près de trois fois plus que pour les appareils en provenance de la Russie sur la même période, l’État-major des armées japonais a enregistré une baisse importante des manœuvres chinoises sur la première moitié de cette année, selon leur nouveau rapport rendu public le 13 Octobre.

Avec 287 interceptions au compteur, les avions militaires chinois restent tout de même en haut du podium sur le tableau de décollages d’urgence des forces armées nippones, mais c’est près de 30% en moins par rapport au premier semestre 2016, et juste à peine plus élevés que leurs homologues russes, qui, en revanche, ont fait un grand bond en passant de 180 à 267 cas obligeant l’armée de l’air japonaise à faire décoller ses chasseurs, soit une augmentation de plus de 48%.

 RussieChineVariation (Chine)TaïwanCorée du NordAutresTotal
20122483061012567
2013359415+35,62%1926810
2014473464+11,80%105943
2015288571+23,06%2012873
2016301851+49,04%8081168
2017 (1er Semestre)267287-29,49% (1er Semestre)106561

Sur les six premiers mois de l’année, le Japon a dû intervenir 561 fois autour de son AIDZ (Air Defense Identification Zone), créée par les forces armées américaines après la Seconde Guerre mondiale. C’est presque identique par rapport au l’an dernier à la même période, avec un rééquilibrage des chiffres sino-russes.

Au niveau des zones « pénétrées » par les appareils chinois et russes, on remarquera que les activités chinoises se concentrent encore essentiellement au-dessus de la mer de Chine orientale, devant le détroit de Miyako, principale sortie chinoise à l’Océan Pacifique.

Les appareils russes, qui se composent de bombardier lourd Tu-95, de patrouilleur maritime et de lutte anti-sous-marine Tu-142 et IL-38 et d’avion de reconnaissance ELINT IL-20, survolent quant à eux sur trois quarts autour du Japon, notamment au-dessus de la mer du Japon et sur la côte Est de l’archipel.

On retrouve un peu près la même composition côté chinois, avec des bombardiers anti-navires et de frappe longue portée H-6G et H-6K, des patrouilleurs maritimes Y-8J, et des avions de reconnaissance ELINT Y-8CB et Y-9JB. L’armée de l’air chinoise a également déployé de temps à autre leur Y-8G, un brouilleur ECM longue portée, pour escorter ses escadres lors des sorties.

Il est à noter que le rapport japonais semble avoir pris en compte une patrouille des bombardiers chinois près de Tokyo dans son rapport du premier semestre 2017, alors que l’incident a eu lieu au mois d’Août cette année. On ignore s’il s’agit d’une erreur de statistique ou il y a bien eu d’autres manœuvres jugées « inquiétantes » sur la période.

A suivre.

Henri K.

 

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Et si la vision du monde est "biphasée" ? C'est ce que Henri a toujours cru, c'est également comme cela qu'il voit la Chine. Maladroit dans son écriture, souvent perdus dans ses pensées, pourtant ce responsable technique en aéronautique essaie chaque jour de partager avec vous les actualités sur l'Empire du Milieu, avec notamment les éléments à la source que vous ne verrez probablement jamais ailleurs en France.

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