C919 : Troisième vol d’essai et le deuxième prototype

Le programme du moyen-courrier chinois C919 a procédé, ce vendredi 3 Novembre, son troisième vol d’essai à Shanghai. Ce symbole de l’effort permanent de la Chine pour gagner son indépendance dans le domaine d’aéronautique va entamer très prochainement une longue série d’essais en vol pour obtenir son certificat de type auprès de l’Administration de l’aviation civile de Chine (CAAC).

Le premier prototype de C919, immatriculé 10101, s’est décollé à 07h38 du matin à l’Aéroport international de Shanghai-Pudong. Tout comme le deuxième vol qui a eu lieu il y a un peu plus de cinq semaines, l’appareil a volé pour la plupart du temps autour de la ville côtière Nantong, dont une bonne partie au-dessus de la mer, probablement par mesure de sécurité.

Selon le communiqué de l’avionneur chinois COMAC, l’équipage composé de trois pilotes et deux ingénieurs d’essai a mené 48 points de contrôle, dont l’inspection de pilotage, le rétractation et la sortie du train d’atterrissage, le sideslip ainsi que la stabilité longitudinale et latérale.

Les données fournies par le site Flightradar24 montre que l’appareil chinois évoluait essentiellement à 10 000 pieds (3 048 mètres) d’altitude. La vitesse a progressivement atteint jusqu’aux 329 nœuds, soit un peu plus de 600 km/h.

Le C919 s’est posé à Pudong vers 11h26 heure locale, après un vol qui a duré 3 heures et 48 minutes, soit une heure de plus par rapport au précédent vol.

COMAC va construire au total six prototypes pour accélérer la campagne de vols d’essai. Le deuxième, immatriculé 10102, a effectué son premier allumage des moteurs à la veille du vol de son aînée.

L’appareil va devoir procéder à une batterie de tests au sol, avant de pouvoir gagner le ciel d’ici fin d’année.

Il est à noter qu’une autre équipe du programme C919 a terminé récemment un essai d’amerrissage par maquette pour la certification de navigabilité. Les tests ont eu lieu du 10 au 19 Octobre au bassin HR Walllingford en Angleterre, durant lesquels la maquette de C919 a simulé son amerrissage avec la masse maximale autorisée à l’atterrissage et un angle d’incidence de 12°.

Les premiers essais, menés par la société anglaise Element, ont révélé un angle de roulis post-amerrissage plus important que celui de la tolérance, mais le problème a été rapidement résolu en ajustant les paramètres de la maquette qui s’est posé sur l’eau de manière stable.

C919

Les deux premiers prototypes de C919 à l’aéroport de Shanghai Poudong (Photo : COMAC)

Henri K.

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<p>Et si la vision du monde est « biphasée » ? C’est ce que Henri a toujours cru, c’est également comme cela qu’il voit la Chine.</p> <p>Maladroit dans son écriture, souvent perdus dans ses pensées, pourtant ce responsable technique en aéronautique essaie chaque jour de partager avec vous les actualités sur l’Empire du Milieu, avec notamment les éléments à la source que vous ne verrez probablement jamais ailleurs en France.</p>

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